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LA DEMOGRAPHIE
Au début de l’année 2008, la population calédonienne est estimée à environ 245.000 habitants
La Province Sud représente 70% de la population, la Province Nord, 20% et la Province des Iles, 10%. La population est jeune : 40% des habitants ont moins de 20 ans, et le nombre d’hommes est plus élevé que celui des femmes (104 H pour 100 F) Par ethnie, la communauté Kanak représente 44% de la population ,34% d’européens, 10% de Wallisiens et Futuniens, et la catégorie « autres » regroupant les indonésiens, vietnamiens, polynésiens et antillais. Le taux de croissance de la population, de l’ordre de 2,5%, traduit ces dernières années un fort courant migratoire plus qu’un accroissement naturel. Au total, la population de N.C. reste plus jeune que celle de métropole et a un dynamisme démographique plus élevé, mais celui-ci s’atténue du fait de l’accroissement de l’âge du mariage et du développement des pratiques contraceptives. La forte croissance de la communauté Wallisienne et Futunienne contribue au dynamisme démographique global. Cette situation démographique comparée des communautés ethniques est à la racine des problèmes politiques de la N.C. contemporaine. L’ORGANISATION ADMINISTRATIVE ET POLITIQUE
(Les Accords de Matignon et l’Accord de Nouméa)
Les événements dramatiques qu’a connus la Nouvelle-Calédonie dans les années 80 et qui opposaient deux conceptions de l’avenir du Territoire (les partisans de l’indépendance de la N.C. , d’un côté, et les partisans du maintien de la N.C. dans la République française, de l’autre côté) ont conduit à la conclusion d’un accord politique (les Accords de Matignon) qui a reçu la signature des représentants de ces deux grandes familles politiques ainsi que de l’Etat Français comme garant de ces accords mais aussi comme partenaire et arbitre dans la mise en œuvre du dispositif politique décrit dans ce document et validé par le Parlement français. La mise en œuvre progressive de cet accord a été refondue en 1999 consécutivement à un nouvel accord politique (l’Accord de Nouméa) qui permettait de prolonger le processus prévu initialement mais aussi d’en renforcer le contenu, à savoir : Transfert progressif de la majeure partie des compétences relevant du Gouvernement Central avec un transfert des moyens financiers correspondant, dans le but d’étendre l’autonomie de gestion de la N.C. Bâtir avec les différentes communautés composantes de la population un destin commun et une citoyenneté calédonienne afin de leur donner les moyens de se prononcer sur le devenir politique de la N.C. Enclencher à partir de 2014 un processus de consultation populaire sur la question fondamentale de l’accession de la N.C. à l’indépendance politique ou son maintien au sein de la République française ; Par ailleurs, la N.C. exerce par elle-même de nombreuses compétences, notamment : fiscalité, droit du travail, droit syndical, protection sociale, statut civil coutumier, commerce extérieur, postes, dessertes maritime et aérienne locales, fonction publique locale, procédure civile,….. Tout ce dispositif, évolutif dans le temps, confère à la N.C. un statut original et exemplaire de par la combinaison d’un lien fort avec un Etat souverain qu’est la France, puisque la N.C. en est une partie intégrante, et une large autonomie de gestion qui pourrait aboutir à terme à une rupture de ces liens institutionnels avec la France, si telle est la volonté que pourrait exprimer une majorité qualifiée de calédoniens lors de l’échéance de ce processus. Santé : La Nouvelle-Calédonie est dotée d’infrastructures médicales modernes. On y trouve plusieurs centres hospitaliers et de nombreux dispensaires. Aucun certificat de vaccination n’est exigé. |