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Histoire Version imprimable

Si l’on veut résumer l’histoire et le peuplement de la Nouvelle Calédonie en quelques mots, on pourrait utiliser le slogan suivant :

TERRE D’EXIL–TERRE D’ACCUEIL–TERRE EN DEVENIR


TERRE D’EXIL : d’abord pour les peuples autochtones du Pacifique insulaire, originaires d’Asie, dont la branche mélanésienne constitue la première souche de peuplement de la zone ouest du Pacifique, y compris la Nouvelle Calédonie.
Ensuite par la colonisation pénale qui fait de l’île une colonie pénitentiaire pour y envoyer les
« forçats » dans le tristement célèbre bagne

TERRE D’ACCUEIL : surtout à la fin de la colonisation pénale, la N.C. va accueillir une immigration agricole et minière pour couvrir les besoins en main d’œuvre.

TERRE EN DEVENIR : parce que la NC renferme des ressources naturelles dont la mise en valeur est porteuse d’espoir pour son développement économique et social, avec sa valeur symbolique et d’exemplarité vis-à-vis des pays de la zone.

UN PEU D’HISTOIRE ….

Les premiers hommes peuplant la Nouvelle-Calédonie débarquèrent il y a 1500 / 2000 ans. Ils y apportèrent leurs langues et leurs cultures mélanésiennes.
Ensuite la Nouvelle Calédonie fut découverte en 1774 par le navigateur James Cook et l’a baptisée Nouvelle Calédonie c’est-à-dire nouvelle écosse en référence à ses origines.
Puis, l’Ile tombe dans l’oubli, les britanniques étant plus préoccupés par la Nouvelle Zélande et l’Australie, et ce n’est qu’en 1853 que la France prend possession de l’Ile, après l’arrivée de missionnaires tant britanniques que français.
L’ile était donc habitée par des mélanésiens et le peuplement européen ne s’est fait que très lentement.
La France en fait d’abord une colonie pénale de 1864 à 1894 en créant un centre pénitentiaire pour des condamnés de droit commun, les condamnés politiques et les kabyles d’Algérie. le bagne sera désaffecté en 1931.
A partir de 1894, la France transforme l’île en colonie d’immigration volontaire où, en sus des européens, indiens, malabars, vietnamiens et javanais arrivent sous contrat pour l’exploitation des premières mines. Cette période explique déjà la grande diversité ethnique du peuplement actuel du Territoire.
Ainsi et progressivement l’industrie minière va prendre le relais de l’agriculture (coton, sucre, café) et exigeait une nouvelle vague d’immigration : kanaks de Nouvelles Hébrides, vietnamiens, japonais, indonésiens, vont travailler dans la mine dans des conditions extrêmement difficiles.

La seconde guerre mondiale marque un tournant dans l’histoire de la Nouvelle-Calédonie

Elle est projetée en avant-poste dans le conflit du Pacifique et s’ouvre ainsi au monde moderne. L’île découvre l’abondance et la société de consommation au contact des 300 000 GI’s. La décolonisation française aura d’autres conséquences, en particulier celle de l’Algérie, avec la venue de nombreuses familles de pieds-noirs.
Enfin, le boom du nickel dans les années 70, provoquera une forte émigration métropolitaine, mais aussi en provenance du territoire français de Wallis et Futuna.
Dans les années 1980, la difficile et parfois dramatique période des « événements » débouche en novembre 1988 sur un projet commun connu sous le nom d’Accords de Matignon.
En 1998, les calédoniens approuvent, lors du référendum du 8 novembre, la signature de l’Accord de Nouméa qui instaure un véritable pacte de stabilité pour vingt ans ainsi qu’un statut de plus grande autonomie au sein de la République.