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Commissions
Histoire Version imprimable

Au lendemain de la 2ème Guerre Mondiale et ses ravages occasionnés notamment dans de très nombreuses îles du Pacifique, les grandes puissances mondiales ou régionales, les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France, l’Australie et la Nouvelle Zélande, prennent en compte la nécessité d’ouvrir davantage les peuples Océaniens sur le monde moderne et ses priorités en matière de développement économique, d’éducation et de santé. Ainsi leur apparaît-il essentiel de promouvoir et faciliter les échanges entre les différents états insulaires d’Océanie.

Naissance des Jeux du Pacifique

Dès 1948 un organisme régional, la Commission du Pacifique Sud, devenue depuis la Communauté du Pacifique, dont le siège est à Nouméa, est créée et financée par les grandes nations aux fins d’accompagner le développement de cette région encore relativement mal connue et, en marge des principaux enjeux du monde.

Dès la fin des années 50, c’est donc très logiquement que, de ce soucis d’encourager la coopération régionale naquit l’idée de réunir les athlètes Océaniens à l’occasion d’une compétition multisports d’envergure. Cette rencontre mise sur la performance et  la promotion du sport et des valeurs qu’il véhicule, mais aussi et surtout, elle a pour objectif d'en faire un carrefour de rencontres interculturelles et fraternelles.
Ce concept, initié conjointement par la Nouvelle Calédonie et Fidji, reçoit alors un accueil enthousiaste et unanime de la part des pays insulaires d’Océanie regroupés au sein de la Commission du Pacifique Sud : les Jeux du Pacifique étaient nés.

Organisation des Jeux du Pacifique

Ce projet ambitieux prend forme rapidement, à commencer par la constitution juridique du Conseil des Jeux du Pacifique et la rédaction d’une Charte définissant les différents aspects de leur organisation.
La première édition des Jeux du Pacifique est confiée à Fidji pour 1963. Plus de 800 athlètes et dirigeants issus de 13 Territoires se retrouvent à Suva, regroupés dans 9 disciplines sportives.
Les athlètes Fidjiens se montrent les meilleurs et remportent ces Jeux. L’engouement suscité par cette manifestation, tant au niveau des participants qu’auprès du grand public, s’avère très prometteur et laisse déjà entrevoir un potentiel populaire qui ne fera que monter en puissance lors des éditions à suivre des jeux.
3 ans après Fidji, en décembre 1966 c’est à la Nouvelle-Calédonie que revient l’honneur d’accueillir les Jeux, avec cette fois plus de 1000 athlètes pour 12 sports.

L’accueil de ces IIes Jeux du Pacifique Sud à Nouméa fut l’occasion pour le mouvement sportif Calédonien, conduit par le Comité Territorial des Sports (devenu CTOS), d’initier une véritable prise en compte des besoins du sport calédonien. Des besoins, d' abord pour financer la préparation sportive et les infrastructures indispensables à l’organisation des Jeux. Des besoins aussi  pour contribuer au développement durable des activités sportives en Nouvelle Calédonie.
Grâce à ces Jeux, Nouméa se voit enfin dotée d’infrastructures de première ordre, notamment un stade, un vélodrome, une piscine olympique et une salle omnisport, qui ont profité à des générations d’athlètes dont nombreux sont ceux qui aujourd’hui constituent l’ossature du mouvement sportif calédonien.
Ces installations, améliorées ou reconditionnées depuis, restent d’actualité et permettront d’accueillir à nouveau les compétions des Jeux de 2011, mais devront bien entendu être complétées par des infrastructures complémentaires, espérées et attendues par nombre de disciplines.

L’esprit des Jeux du Pacifique

Le parc d'équipements sportifs de Nouvelle-Calédonie s’est d’ailleurs considérablement étoffé au fil des ans, s’adaptant non seulement à l’évolution démographique du Territoire mais aussi à la diversification de la pratique sportive, forte aujourd’hui de quelques 45 disciplines et plus de 65 000 licenciés.
Les Jeux de 1966 furent véritablement un facteur déclencheur de cet engouement des Néo Calédoniens pour les sports en général et pour cet évènement majeur du sport régional en particulier.
Depuis, tous les 3 ans d’abord, puis tous les 4 ans à partir de 1971, les Jeux du Pacifique sont organisés alternativement par Fidji (1963 1979-2003), la Nouvelle Calédonie (1966-1987-2011), la Polynésie Française (1971-1995), la Papouasie Nouvelle Guinée (1969-1991), Guam (1975-1999) et Samoa (1983-2007).
Les impératifs financiers liés à leur organisation s’avèrent prohibitifs pour les Etats les plus modestes et ce malgré leur désir de pouvoir un jour être candidats.
Ainsi et pour répondre à la demande des petits pays insulaires, le Conseil des Jeux, constitué des 22 pays membres, a mis en place depuis 1981 et tous les 4 ans les Mini Jeux du Pacifique, avec un nombre plus réduit de disciplines au programme, permettant ainsi aux états ne pouvant prétendre à l’organisation des « grands »jeux, d’accueillir un événement sportif de grande ampleur.

En 2011, la Nouvelle-Calédonie organisera donc pour la 3ème fois les Jeux du Pacifique « nouvelle formule », le Conseil des Jeux ayant limité le nombre de disciplines au programme à 28, pour une participation attendue de 3500 athlètes.
Au-delà de l’aspect purement sportif de cet événement régional majeur, c’est avant tout l’esprit des Jeux du Pacifique qui continuera de prévaloir, inchangé depuis 1963, en privilégiant l’atmosphère d’échanges, de rencontres et d’harmonie entre les communautés sportives insulaires d’Océanie, fidèle à l’essence même de l’esprit des Jeux du Pacifique.

Aujourd’hui internationalement reconnus des instances fédérales mondiales, et avec une couverture médiatique sans cesse accrue, les Jeux du Pacifique contribuent largement au développement du sport océanien dont sont de plus en plus issus de grands champions de la scène sportive internationale.